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Les curieux

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Meteor Crater | 08 décembre 2007

CONSIDERATIONS ET DONNEES ASTRONOMIQUES

C'est l'histoire de cinquante mille ans vieille (l'année du songe) d'un caillou de métal de 50 mètres de diamètre venu s'écraser sur la terre non loin de Flagstaff, et de la route 66, à la vitesse de 18 km/s (près de 65000 kilomètres par heure). Dix secondes après le choc restait un cratère d'un kilomètre de diamètre et de 200 mètres de profondeur. 175 millions de tonnes de roches avaient été "évacuées". En 10 secondes. 175 000 000 t. 10 s. 50 m. 1 km. 18 km/s. 175 000 000 t. 65 000 km/h ... finalement, 50 000 ans, c'est pas si loin !

 

Meteor Crater

Publié par merlenvol à 03:30:25 dans Arizona | Commentaires (0) |

Entre quatre yeux | 08 décembre 2007

Avant tout, c'est une "réponse" collective que je vous adresse, chers lecteurs. Il y a une semaine de cela, je m'apprêtais à passer une nuit dans la voiture, dans Joshua Tree NP. La journée durant, j'ai pu accéder au blog et voir vos commentaires. Plus tard, et comme je peinais à m'endormir (-6 degrés C), j'ai réalisé le nombre de visites que ce blog a enregistrées. Cela m'a vraiment fait chaud au coeur. Je crois m'être endormi en considérant chacun de vous, chaque personne susceptible d'avoir l'adresse Internet, en vous disant, à chacune, à chacun : MERCI !!!

Maintenant, les individuelles.
Ptilo

The Roussillon Canyon, en Provence ? T'aurais pu le dire plus tôt, cela m'aurait épargné des frais ! Vive la Main et ses ramifications ...

Marie G.
C'est mieux ainsi ? Pour les photos, je suis vraiment navré. Je retourne dans certains parcs cependant et pourrai ainsi en faire de nouvelles, mais outre que beaucoup ont été perdues, je n'ai pas encore trouvé le moyen d'insérer les nouvelles dans un ordinateur, faute de câble pour y relier l'appareil photo. Je te conseille donc, tant que tu es sur la toile, d'aller visiter les sites aux noms des parcs que je visite. Les photos seront d'ailleurs plus réussies que les miennes. Merci cependant de visiter ce blog.

Benoit et Milena
Quand vous dormirez chez André et Nani, je pourrai vous raconter mon voyage, avant que vous ne vous endormiez. Je pense bien à vous et vous fais mille bisous.

Capucine
Ton bras va-t-il mieux ? Et le piano ... j'imagine qu'avec le bras casse, il n'est pas possible d'en jouer : comment faire sonner le balancier de la fameuse gymnopédie sans bras gauche ? A propos de piano monodextre, Ravel a composé un concerto pour la main gauche, pour un de ses amis. Merci de ta présence dans ce blog.

Parfaite Clin d'oeil
Par les trois couches salvatrices et les longues marches, sache que tu m'accompagnes dans ce lonely, oui oui, voyage.

Glo
Des airs, tu disais ?! Lors de la remontée du Colorado vers "la surface", dans le Grand Canyon, ce sont des airs, qui m'ont donné le courage de d'avancer. Le requiem de Mozart en particulier. Il en émane une telle force ! Vive la Main ...

Doudou
Le sujet des indiens est palpitant et il vaut bien un chapitre. Tu l'auras. Tu es souvent avec moi, à ce que je vois ... Merci, et ... vive la Main  et ses ramifications !

Papa
1. Merci pour l'anniversaire.
2. Il y a, près du Grand Canyon et dans un minuscule entrepôt, un Spirit of Grand Canyon, qui ressemble au Blériot ! Et des Hispano Suiza, et autres ... Fabuleux, tu verras.
3. Si tu savais à quel point je me maudis ... car vous avez eu droit à l'épisode des clés, mais à chaque jour sa peine, et j'oublie constamment mes affaires. J'ai même oublié un itinéraire ! Pour seule excuse, et je crois que c'est une cause, les paysages et les indiens suscitent bien des questions.
4. Take care.

Riri, Fifi et Loulou
Vous avez préféré rester dans l'ombre, mais êtes venus chercher des lumières sur ce voyage. Merci à tous.

Evelyn

Sorry, but ...
- Wou will have to train football by yourself : I'll stay in Colorado Sp. for 2 or 3 weeks, and have no plan yet for after,
- Tim and Kerstin had given somethimg for you and your brother, but I was so worried about the pictures that I forgot it when I visit you. Sorry ! Let me know if you'll come here soon or if you want me to send the gift.
- I didn't call you for your second birthday on december 16th. Sorry again !
Please tell your parents I was verry glad to see them and to meet Henry,
Thanks for the message on this blog.
I wish you all a merry Christmas.

Mag, Anne and Honney R. Redford,
The beattles are in the garden ... Don't worry, the bear feeds them. John is in the plane, waiting for Mag for the jump ... Merry Christmas, and kiss Bruno for me, Laurent.

 

Publié par merlenvol à 02:01:03 dans Entre quatre yeux ... | Commentaires (1) |

Grand Canyon | 08 décembre 2007

TRADUCTION FRANCAISE : GRAND CANYON 

Citation
Par le Grand Canyon, l'Arizona possède une merveille naturelle qui, aussi loin que je connaisse, est incomparable avec toute autre dans le monde.
Theodore Roosevelt

Une sensation
Voir le Grand Canyon, c'est un peu comme écouter Bach. Cela parait se répéter mais c'est extrêmement complexe, comme fractal, mais aussi comme nouveau à chaque regard, immense, coloré, profond ...
Une expérience

Qu'est-ce, au juste ?
Le Grand Canyon est un sillon creusé par le Colorado et ses affluents au cours des 5 à 6 derniers millions d'années. Les terres mises à jour ont différentes teintes qui correspondent à différentes périodes géologiques. Les terres de surface ont environ 270 millions d'années, tandis que les plus profondes atteignent 1,8 milliards d'années. Des géologues estiment que les 600 derniers mètres en profondeur ont été creusés en seulement 750 000 ans.

Publié par merlenvol à 01:50:25 dans Arizona | Commentaires (1) |

Joshua Tree National Park | 01 décembre 2007

UN ARBRE POUR UN DESERT 

Citation
Prenez votre temps ici, aussi, et laissez le désert s'emparer de vous. Le parc national de Joshua Tree propose le paradis contre la routine du quotidien, un espace pour aller à la rencontre de soi, un refuge pour l'esprit, et une place aux éléments.
Ed Zahniser

Guerre et paix
Il faut (faut-il ?) se réveiller dans le parc aux aboiements du coyote. Il fait l'office du soir et du matin. Et du coq. Il est alors 6 heures, et le soleil a entendu le coyote claironner sa retraite. Les rocs se réchauffent lentement, tandis que le ciel pâlit. Il est un moment subtil, quand le ciel est encore d'un bleu profond, et les rocs déjà orange. Le bleu devient alors une couleur étrangement chaude.
Il avait plu intensément tout le jour. Pendant la nuit, le vent était venu défier les nuages. Un long et féroce combat s'était donc engagé, rendant impossible le sommeil : les trombes d'eau ne s'abattaient plus sur le sol, elles y était violemment projetées par le vent devenu si fort que l'air pouvait paraître solide. Avant le lever du soleil, les nuages, peut-être trop légers maintenant, s'étaient retirés.
Les traces du combat étaient nettes sur les routes où s'étalait un sable lourd. La pluie était enfin partie. Le froid la remplaçait. Cultivons
Ce parc est devenu un territoire protégé grâce à l'amour qu'a porté Mrs Hamilton Hoyt aux déserts. Il a été "élu" Monument National par le président Roosevelt en 1936, et Parc National en 1994 par le président Clinton.
La végétation révèle ici trois écosystèmes, qui correspondent à deux types de déserts et à une négation. L'ouest est ainsi le territoire de l'arbre de Joshue, au tronc spongieux ; il s'agit d'un désert Mohave. L'est, à moins de 910,4 mètres d'altitude, est occupé par les hêtres créosotes, dont les racines plongent à 30 mètres sous terre, et ça et là par le cactus cholla et des petits groupes d'ocotillo ; c'est le désert dit du Colorado. Enfin, cinq oasis à palmiers-éventail parsèment le parc.
Ces oasis sont le refuge de bien des espèces animales, mais la vie s'étend au delà de ces petits paradis. Outre les insectes, notamment les termites qui bâtissent des tunnels de terre sur le sol, on peut rencontrer le hibou fouisseur, l'aigle doré, le rat kangourou, le lièvre, le bobcat, des lézards, le fameux roadrunner (bip-bip) et son inévitable rival : le coyote.
La géologie du parc raconte une histoire brève et intense. Des monolithes granitiques s'entassent en de nombreux endroits. Ils sont le fait de poussées du sol qui ont mis à jour des bulles de magma. Les poussées sont encore présentes, faisant de cet endroit un terrain changeant. On s'en convainc facilement en considérant les nombreuses failles qui s'y croisent, dont celle de San Andreas.

Publié par merlenvol à 18:55:59 dans Californie | Commentaires (0) |

Death Valley | 01 décembre 2007

 LA VALLEE DE LA MORT PORTE BIEN SON NOM ?

Citation
La vallée dite de la mort n'est pas vraiment différente des autres déserts. Elle est juste un peu plus profonde, un peu plus chaude et un peu plus sèche (...). Elle est un pays d'illusions, une part de rêve, un mirage des richesses et mystères de la mort. Ces illusions ont façonné ses paysages et crée son histoire.
Richard E. Lingenfelter.

Une Vallée ... un piège
Ici comme à Venise, quand on le raconte, il est intéressant de s'être perdu, pour le raconter. Hanté par les photographies perdues, j'ai "abandonné" mes clés sur quelque rocher de la vallée, lors d'une randonnée, alors pour les trouver m'y suis perdu aussi ...
Les montagnes se sont parées ici des couleurs de l'arc en ciel, le sel a pavé les sols ou bien les a modelés. Tout est si beau, si différent ... on s'y oublie, on y erre, on y rêve ... La soif ne se fait pas ressentir. Seulement des vertiges annoncent la déshydratation. Alors les clés se sont révélées -c'est un peu la sensation ressentie.

Le moment de vérité
Death Valley ne cache pas son histoire, bien au contraire. Le relief est ne de poussees verticales qui ont plie et brise les couches de roches. Parfois meme, ces poussees ont mis a nu le relief jusqu'alors souterrain. Le terrain a ete couvert  de cendres et de lave. Les vagues d'un important lac souterrain ont aussi trace un rivage dans la roche, a 200 metres d'altitude. Dans les montagnes, on rencontre des sediments marins cuits et compresses en roches cristallines sur une epaisseur de plusieurs centaines de metres. Et Death Valley change encore.
L'illusion de la mort donc ... Death Valley est bien une vallee vivante, et elle abrite aussi la vie. Une vie particulierement adaptee a un desert ... pas tout a fait sec. Les plantes d'ici savent tirer profit d'un peu d'eau salee. Un cycle peut alors commencer : des animaux se nourrissent et se desalterent de ces plantes, et le coyote, omnipresent, les boit et mange. Omnipresent parce que hyper-adapte. Un atout de choix : il est omnivore, et pas heron du tout, capable de se contenter d'insectes, de petits reptiles, de fruits ou de baies, voire d'herbes ou de chaussures abandonnees, a defaut de lapin. 

Publié par merlenvol à 18:39:11 dans Californie | Commentaires (0) |

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