Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Joshua Tree National Park | 01 décembre 2007

UN ARBRE POUR UN DESERT 

Citation
Prenez votre temps ici, aussi, et laissez le désert s'emparer de vous. Le parc national de Joshua Tree propose le paradis contre la routine du quotidien, un espace pour aller à la rencontre de soi, un refuge pour l'esprit, et une place aux éléments.
Ed Zahniser

Guerre et paix
Il faut (faut-il ?) se réveiller dans le parc aux aboiements du coyote. Il fait l'office du soir et du matin. Et du coq. Il est alors 6 heures, et le soleil a entendu le coyote claironner sa retraite. Les rocs se réchauffent lentement, tandis que le ciel pâlit. Il est un moment subtil, quand le ciel est encore d'un bleu profond, et les rocs déjà orange. Le bleu devient alors une couleur étrangement chaude.
Il avait plu intensément tout le jour. Pendant la nuit, le vent était venu défier les nuages. Un long et féroce combat s'était donc engagé, rendant impossible le sommeil : les trombes d'eau ne s'abattaient plus sur le sol, elles y était violemment projetées par le vent devenu si fort que l'air pouvait paraître solide. Avant le lever du soleil, les nuages, peut-être trop légers maintenant, s'étaient retirés.
Les traces du combat étaient nettes sur les routes où s'étalait un sable lourd. La pluie était enfin partie. Le froid la remplaçait. Cultivons
Ce parc est devenu un territoire protégé grâce à l'amour qu'a porté Mrs Hamilton Hoyt aux déserts. Il a été "élu" Monument National par le président Roosevelt en 1936, et Parc National en 1994 par le président Clinton.
La végétation révèle ici trois écosystèmes, qui correspondent à deux types de déserts et à une négation. L'ouest est ainsi le territoire de l'arbre de Joshue, au tronc spongieux ; il s'agit d'un désert Mohave. L'est, à moins de 910,4 mètres d'altitude, est occupé par les hêtres créosotes, dont les racines plongent à 30 mètres sous terre, et ça et là par le cactus cholla et des petits groupes d'ocotillo ; c'est le désert dit du Colorado. Enfin, cinq oasis à palmiers-éventail parsèment le parc.
Ces oasis sont le refuge de bien des espèces animales, mais la vie s'étend au delà de ces petits paradis. Outre les insectes, notamment les termites qui bâtissent des tunnels de terre sur le sol, on peut rencontrer le hibou fouisseur, l'aigle doré, le rat kangourou, le lièvre, le bobcat, des lézards, le fameux roadrunner (bip-bip) et son inévitable rival : le coyote.
La géologie du parc raconte une histoire brève et intense. Des monolithes granitiques s'entassent en de nombreux endroits. Ils sont le fait de poussées du sol qui ont mis à jour des bulles de magma. Les poussées sont encore présentes, faisant de cet endroit un terrain changeant. On s'en convainc facilement en considérant les nombreuses failles qui s'y croisent, dont celle de San Andreas.

Publié par merlenvol à 18:55:59 dans Californie | Commentaires (0) |

Death Valley | 01 décembre 2007

 LA VALLEE DE LA MORT PORTE BIEN SON NOM ?

Citation
La vallée dite de la mort n'est pas vraiment différente des autres déserts. Elle est juste un peu plus profonde, un peu plus chaude et un peu plus sèche (...). Elle est un pays d'illusions, une part de rêve, un mirage des richesses et mystères de la mort. Ces illusions ont façonné ses paysages et crée son histoire.
Richard E. Lingenfelter.

Une Vallée ... un piège
Ici comme à Venise, quand on le raconte, il est intéressant de s'être perdu, pour le raconter. Hanté par les photographies perdues, j'ai "abandonné" mes clés sur quelque rocher de la vallée, lors d'une randonnée, alors pour les trouver m'y suis perdu aussi ...
Les montagnes se sont parées ici des couleurs de l'arc en ciel, le sel a pavé les sols ou bien les a modelés. Tout est si beau, si différent ... on s'y oublie, on y erre, on y rêve ... La soif ne se fait pas ressentir. Seulement des vertiges annoncent la déshydratation. Alors les clés se sont révélées -c'est un peu la sensation ressentie.

Le moment de vérité
Death Valley ne cache pas son histoire, bien au contraire. Le relief est ne de poussees verticales qui ont plie et brise les couches de roches. Parfois meme, ces poussees ont mis a nu le relief jusqu'alors souterrain. Le terrain a ete couvert  de cendres et de lave. Les vagues d'un important lac souterrain ont aussi trace un rivage dans la roche, a 200 metres d'altitude. Dans les montagnes, on rencontre des sediments marins cuits et compresses en roches cristallines sur une epaisseur de plusieurs centaines de metres. Et Death Valley change encore.
L'illusion de la mort donc ... Death Valley est bien une vallee vivante, et elle abrite aussi la vie. Une vie particulierement adaptee a un desert ... pas tout a fait sec. Les plantes d'ici savent tirer profit d'un peu d'eau salee. Un cycle peut alors commencer : des animaux se nourrissent et se desalterent de ces plantes, et le coyote, omnipresent, les boit et mange. Omnipresent parce que hyper-adapte. Un atout de choix : il est omnivore, et pas heron du tout, capable de se contenter d'insectes, de petits reptiles, de fruits ou de baies, voire d'herbes ou de chaussures abandonnees, a defaut de lapin. 

Publié par merlenvol à 18:39:11 dans Californie | Commentaires (0) |